23 décembre 2008
Noël 2008 en photos (13/12/2008)
Un sculpteur dans tous ses états.. Même pas froid....!
Des exposants (6) bien courageux qui ont du affronter un froid sibérien... !!!
Installés sous le préau de l'école décoré par les membres de l'associaition ils nous ont proposé : confitures, miel, cidre, bibelots, dentelles , bijoux...
Merci à eux...
L' âne dit à qui veut l'entendre (Henry!) que le pére Noël vient de Bretagne...?????
"C'est pas sérieux monsieur le vice-président" - Pauvre bête (?) !
En voilà 2 qui n'auront pas eu froid !
C'est sur le parvis qu'ils ont trouvé refuge ......
MERCI à tous pour leurs participations. A l'an prochain. Nous serons encore là.
JOYEUX NOEL à tous.......
Souvenir ou (re)découerte - Les coutumes de nos villages.
Un interview signé : Brigitte GODON
""" Ces petites anecdotes viennent d'un entretien que j'ai eu, en 2001/02, avec une dame qui habitait Arry ( à 2 ou 3 km de Villers) Cette dame était née en 1909 et était agricultrice. Ces coutumes datent du début du siècle dernier """
Au village on s'amusait mieux que de nos jours. La religion était très présente. Beaucoup de ces coutumes ont disparu. Mais il est intéressant de s'y attacher.
1er de l'an: vœux en famille avec quelquefois une très petite pièce de monnaie .A cette époque les salaires étaient très bas.
Le carnaval: moment où l'on se déguisait pour s'amuser. Adultes et enfants ,déguisés, se rendaient chez les gens du village et ceux-ci devaient les reconnaître. Quand ils étaient reconnus alors ils recevaient soient des œufs, de la farine ou des bonbons.
Pâques: le village devait se rendre à la messe avec les habits du dimanche. Après la messe, il y avait un apéritif anisé pour les hommes et du cassis pour les femmes . C'était tout le village qui se réunissait au café du village.
Lundi de Pâques: on devait se rendre à la messe.
La fête du travail n'existait pas encore.
Pentecôte et lundi de Pentecôte:il fallait se rendre à la messe puis un apéritif était donné pour tous les villageois
La ducasse: vers la fin juin, le dimanche de la ducasse, on se rassemblait en famille et le lundi de la ducasse une messe était donnée pour tous les habitants du village. Un bal venait clôture la ducasse.
14 juillet: pas de messe ce jour là mais des jeux étaient prévus dans le village ( mât de cocagne,courses de sacs etc...)Les pompiers bénévoles défilaient dans le village. Un bal terminait le 14 juillet.
15 août: après la messe avait lieu un repas de famille.
Fin des moissons: ( le parsois en patois) à la fin août un repas était donné par l'agriculteur pour ses employés pour fêter la fin des moissons. Ils faisaient sauter les crêpes. Avant le repas, la dernière voiture était décorée de fleurs et de blé par les ouvriers. La moisson était faite, à l'époque avec une faux, un râteau et une faucille,ensuite le blé était battu avec un fléau ( instrument formé d'un manche et d'un battoir en bois reliés par des courroies utilisé pour battre les céréales). Plus tard le fléau est remplacé par le cheval. Celui-ci monté sur un tapis, devait marcher pour activer ce tapis qui écrasait le blé.
Les betteraves: lorsque les feuilles commençaient à sortir de terre, les villageois étaient employés pour nettoyer les parcelles de terrain dans les champs. Il fallait biner autour de la betterave, arracher les feuilles en trop et cela des parcelles entières. Plus tard quand les betteraves étaient poussées, elles étaient arrachées à la main, avec une fourche, une par une,coupées à la base des feuilles avec une serpe ( outil tranchant à manche court, à fer plat et large, servant à trancher les branches et autres)
A la Toussaint: on se rendait à la messe suivie d'un repas de famille.
La communion:au mois de mai, une messe était donnée pour les communions avec des chants d'enfants. Les filles portaient un corsage et une jupe plus un nœud, le tout de couleur blanche. Pour les garçons,c'était un costume foncé et des culottes courtes avec un brassard blanc. Le midi le repas se passait en famille. Le plat principal était souvent de la langue de bœuf ou une poule au pot. Ensuite il y avait les Vêpres ( office religieux célébré le soir au coucher du soleil).Le lendemain on retournait à la messe et l'après-midi était consacrée à la sortie en famille en voiture à cheval.
Noël: pas de réveillon, on servait un repas normal le soir du 24 décembre. Pas de sapin ni de crèche. A minuit on se rendait à la messe. Le jour de Noël le repas du midi est plus copieux. Et comme cadeaux, les enfants recevaient une orange ou un sucre d'orge.
Le mariage:avant le mariage il fallait se fiancer. Les fiançailles duraient parfois longtemps. De 2 à 7 ans. La robe de mariée devait être blanche obligatoirement. L'homme portait un costume foncé avec un chapeau haut de forme. Les fiancés ne devaient pas « fauter » ( avoir des relations sexuelles avant le mariage) mais si par malheur cela arrivait et que la future mariée attendait un heureux événement, le mariage avait lieu en cachette, le soir, pour ne pas être vus. Les mariés se rendaient à l'église en voiture à cheval. Ensuite tout le monde faisait la fête et le gâteau de mariage était en général du gâteau battu.
Les naissances:elles se faisaient au domicile avec l'aide d'une sage-femme le plus souvent et s'il n'y en avait pas une femme compétente du village qui aidait. La sage-femme se déplaçait elle aussi en voiture à cheval.
Les enterrements: les pompes funèbres n'existaient pas. On faisait la veillée funèbre à la maison pendant trois jours et trois nuits. Pour être inhumer dans le cimetière du village, le cercueil devait être porté par quatre personnes du village. Si la maison était éloignée, il fallait traverser tout le village à pied et en portant le cercueil. Si le temps était pluvieux, on transportait le cercueil en voiture à cheval.
Le deuil: il se portait longtemps 1 à 2 ans sans sortir. Les femmes veuves portaient une petite voilette noire à l'arrière de leur chapeau le temps du deuil et s'habillaient tout en noir.
La mode: les femmes portaient des robes longues, elles étaient chapeautées et gantées, les hommes portaient un costume avec un chapeau haut de forme. Les robes et costumes étaient généralement confectionnés par un tailleur. Chez les plus pauvres les femmes taillaient leurs robes eux-mêmes.
Pour aller au bal, une jeune fille devait toujours être accompagnée de sa mère.
La lessive était faite à la main dans un baquet (petite cuve en bois) , lavée avec du savon vert et des cristaux pour ramollir le linge. Parfois le linge était brossé. La lessive était faite au moins deux fois par an, étalée sur l'herbe au premier nettoyage. La machine à laver n'existait pas, elle est apparue bien plus tard.
Le garde-manger: le frigidaire n'existait pas encore alors les villageois gardaient leur nourriture dans la cave pour conserver plus longtemps.
L'électricité n'existait pas, on allumait des lampes à pétrole.
Le chauffage: une dalle à même le sol, dans une grande cheminée ouverte où l'on brûlait du bois et y faisait cuire la nourriture.
Le pain: les villageois fabriquaient eux-même leur pain. En général, le four à pain se situait dans un des côtés de la grande cheminée mais il arrivait quelquefois que l'on en trouve à l'extérieur de la maison. Le pain était prévu ( préparé et cuit) pour durer une semaine.
L'eau: En 1930, il existait encore des puits dans les cours des maisons, ensuite sont apparues les pompes à bras. Les canalisations actuelles ne sont apparues que bien plus tard, après la seconde guerre mondiale. Dans les années cinquante, on en était encore aux pompes à bras dans nos campagnes.
Le café: pendant la seconde guerre mondiale, il n'y avait pas de café. On faisait griller de l'orge que l'on faisait ensuite bouillir et cela remplaçait le café. Après la guerre 39/45 apparaît le café et la chicorée. Dans une cafetière en fer peint dotée d'une chaussette ( rond en fer d'où descendait une grande poche, d'où le nom de chaussette car cela lui ressemblait). On remplissait cette chaussette de chicorée et café en même temps on faisait bouillir du marc de café et ensuite on versait l'eau du marc de café sur le café et la chicorée. Les villageois surnommaient cela « du jus de chaussette »
Le cochon: on l'élevait et ensuite on le tuait. Sa chair était conservée dans un saloir ( gros récipient haute en grès en général où l'on gardait la viande ou le poisson rempli de sel) Ainsi on avait de la viande pour quelque temps.
Brigitte Godon
04 décembre 2008
DES ARTISTES QUE L'ON MECONNAIT...
Il y a des voisins dont on ignore les talents, parce qu'ils sont souvent trop modestes pour parler d'eux-même. Alors, quand avec le temps, vous aurez appris à mieux les connaître et que la confiance se sera instaurée ils n'hésiteront plus à vous parler de leur passion. Mon voisin est un passionné.Mon voisin est un champion.Mon voisin est un artiste. Je vais vous le présent er.
Formation : patissier-glacier Métier : enseignant dans un CFA Passion : sculpture sur glace
Ses titres :
. Troisiéme au championnat de France de sculpture sur glace hydrique 2004 à ANDERNOS.
. Premier à la coupe de France de sculpture sur glace hydrique 2005 à VALLOIRE.
. Troisième aux Masters des desserts glacés 2005 à Europain .
. Vice champion du monde de la glacerie à RIMINI en 2006 et lauréat en sucre
. Deuxième au concours national de sculpture sur glace hydrique catégorie professionnels à ANDERNOS en 2006.
. Champion de France de sculpture sur glace en 2006 à Monaco.
. Deuxième au concours national de sculpture sur glace hydrique catégorie professionnels à ANDERNOS en 2007.
. Vice champion du monde de la glacerie à RIMINI en 2008.
. Premier des XVIéme jeux d'hiver de sculpture sur glace hydrique à ANDERNOS en 2008.
. Premier en sculpture sur glace au Masters des dessert glacés 2008 à EUROPAIN (trophée Bernard Huguet).
Quelques unes de ses réalisations :
Contact : Mr DARTOIS Hervé - 25, route de Vercourt - 80120 - VILLERS/AUTHIE - Tph : 0687483270
Si vous voulez le voir dans ses oeuvres je vous invite à venir le découvrir le samedi 13 Décembre 2008 dés 13 heures 00 dans la cour de l'école de VILLERS SUR AUTHIE. Il sculptera (gracieusement) pour les enfants de la commune.
03 décembre 2008
Un loto ..pas tout à fait comme les autres
La tension était forte au sein des membres de l'association en cette fin d'aprés-midi de ce samedi 22 Novembre 2008. L'heure du début de la soirée LOTO fixée pour 20 Heures 00 approchait inexorablement....
18H45 : Les premiers joueurs étaient là. Soulagement....s'en suivait alors un flux continu d'inconditionnels, de joueurs invétérés, mais aussi des proches, des amis, des membres de l'association, des représentants d'autres associations, des sympathisants désireux de nous manifester encore une fois leur soutien.....
20H30 : Salle pleine - 110 adultes et une vingtaine d'enfants...Tourne la roue et elle tournera jusqu'à minuit....pour la satisfaction de toutes et de tous (joueurs et organisateurs).
C'est promis ! Nous recommencerons ! C'est promis ils reviendront ! Et nous ferons mieux encore !
En attendant la prochaine réunion de bureau qui fixera le calendrier des activités 2009, chacun réléchit déjà au(x) projet(s) qui retiendra(ront) l'engagement - humain et financier - de l'association... Souvenez vous les bénéfices réalisés par l'association depuis sa création devaient permettre - s'il l'eu fallu -d'ester en justice contre un projet fou de carriéres au centre du village... Merci à toutes et à tous pour votre engagement et votre implication.
N O Ë L
L'association « Bon Vivre A Villers » est heureuse de vous présenter son programme pour l' aprés-midi du samedi 13 décembre 2008. Modeste, cette manifestation n' a pour seule ambition que de vous distraire et de faire patienterpetits et grands jusqu'à la remise des jouets organisée par la municipalité à 16 Heures 00.
Nous vous souhaitons à tous une agréable journée et de bonnes fêtes de fin d'année ..
************************ P R O G R A M M E ************************
13 H 00 : Venez découvrir la « créche de Noël » installée sur le parvis de l'église. L'ensemble des éléments ont été remis en état pour vous par les membres ou amis de l'association.
Dans la cour de l'école :
13 H 00 : Sculpture sur glace. Venez découvrir un talentueux VILLEROIS qui en moins de 2 heures réalisera pour vous une sculpture éphémére. Malgré l' heure de cette programmation venez encourager cet artiste primé dans des concours internationaux. Vous pourrez aussi vous attarder sur les photos de ses principales oeuvres. (à découvrir sur notre blog)
13 H 00 : Mini Ferme (âne, moutons, chévres, ...)-Eux aussi fêteront Noël à leur maniére et seront là pour faire patienter les enfants;
14 H 00 : En route avec « Mimolette ».-Les enfants pourront goûter aux joies de l'attelage et pourront faire une petite ballade en« cariole ».
14 H 00 : L'âne bâté.-Ne vous y fiez pas. Il pourrait vous réserver bien des surprises
14 H 00 : Attendez avant de faire vos derniers achats-Venez rendre visite à nos producteurs locaux et nos exposants . Vous trouverez sur place des bijoux fantaisie,des effets de broderie, tricot, peinture sur soie, tableau, du cidre, du miel, des confitures...
et notre stand photos qui vous permettra d'immortaliser ce moment .....
01 décembre 2008
Les tourbiéres du marais Noirette.
La tourbe
Tourbe: charbon de qualité médiocre formé par la décomposition partielle des végétaux
Tourbière: marécage acide où se forme la tourbe
Avant le XVIIème siècle la tourbe est utilisée essentiellement comme engrais ( elle fournit de l'azote et de la chaux), comme combustible mais aussi pour la litière des chevaux - Au XVIIIème siècle le combustible est rare.Le curé et le châtelain seuls brûlaient du bois et les fermiers aisés en usaient le dimanche et les jours fériés. La tourbe moins coûteuse était employée chez les paysans et ouvriers. Elle donnait une flamme peu chaude et dégageait une fumée âcre - Le métier de tourbier était très dur. D'avril à juillet-août, il taillait dans l'eau salie de la tourbière des cubes noirs, lourds et ruisselants qu'il fallait ramener à bout de bras. Ensuite la tourbe était débitée en morceaux, puis séchée, mise en meulons ( petites meules en forme de pyramide),transportée dans des charrettes tirées par des chevaux. Les femmes travaillaient avec les hommes elles s'occupaient du séchage et de la mise en meulons. Le patron tourbier se rendait à la mi-août auprès de sa tourbière et là il offrait un repas copieux en plein air ou dans l'abri qui servait aux ouvriers. Le déclin de la tourbe s'annonce avec l'arrivée du chemin de fer et de l'extraction du charbon. L'extraction de la tourbe employait de nombreux ouvriers qui travaillaient soit pour la commune soit pour un propriétaire..............
A Villers, la tourbière du Marais Noirette appartenait au châtelain qui l'avait acquis après un procés avec Quend pas vraiment équitable. En 1901, il existait encore des tourbières dans la Somme.
(Tiré du livre « Folklore de Picardie » J de Wailly)
Brigitte Godon
































